Ton choix, mon choix - Ta gueule!

Publié le par Julie M.

Ton choix, mon choix - Ta gueule!

« Ton horloge biologique tourne. Il faudrait peut être penser à faire un enfant, tu crois pas ? »

Tu peux, juste pour voir, te taire ? Ha oui, c’est mieux. Définitivement.

On me dit que faire un enfant jeune, c’est mieux. Que je pourrai mieux partager ses activités.
On me dit que faire un enfant, ça ne change pas la vie. Qu’on sort toujours autant.
On me dit que si j’attends trop, je n’aurai plus la force de m’occuper d’un bébé. Que je serai trop fatiguée.
On me dit que si je laisse trop passer le temps, je ne serai plus dans le vent. Que je ne le comprendrai pas.
Qu’est-ce qu’on m’en dit des conneries.

Mon enfant, je ne serai pas sa copine. Je ne partagerai pas ses activités, je les gérerai.
Mon enfant, bien sûr qu’il me changera la vie. Il lui apportera ce petit truc en plus. On sort toujours autant ? *Explosion de rire intérieure* Oui, c’est bien connu, comme avant, on peut partir en weekend imprévu au bord de la mer avec sa meilleure amie ; comme avant, on peut sortir en soirée, boire 5 bières dans un pub et rentrer à 5h ; comme avant, on peut se coucher tous les jours à minuit et se lever tous les samedis à 11h. Et tout ça, sans, bien évidemment, se poser de questions, se demander à qui on va le confier ou se préoccuper si tout se passe bien. Un enfant, non, ça ne te change pas la vie. C’est que tu es bien égoïste.
Mon enfant, je le porterai à bout de bras. Peut-être que je n’aurai pas l’endurance d’une jeune fille en fleurs de 20 ans, mais j’aurai l’expérience. Si on joue au petit jeu de la comparaison, je l’écraserai en maturité et en calme.
Mon enfant me permettra de rester « in ». C’est lui qui m’apportera fraîcheur et renouveau. On est tous « dans le vent » de quelque chose. Et toi qui te crois si complice et si « au même niveau » que ton enfant, demande toi si tu ne devrais plutôt pas être au-dessus. « Être in » n’est pas l’important. Ce qui compte c’est « être là ».

A vous qui poussez les autres à avoir un enfant le plut tôt possible. A toi qui me dis que je devrai sauter dans le train. Ce n’est pas parce que tu ne fais plus rien depuis l’âge de tes 22 ans que tout le monde doit faire comme toi. Ce n’est pas parce que tu as toujours un môme accroché au mollet, et un autre qui t’étale du chocolat sur ton chemisier propre que ton entourage doit être identique. Ce n’est pas parce que tu es cloitré chez toi que tu dois mener les autres à leur propre enfermement. Tu l’as voulu, tu l’as eu. Laisse-nous notre libre arbitre.
A vous qui trouvez inadmissible de faire un enfant avant un certain âge. A toi qui juges la jeune fille qui fait sa ballade derrière une poussette. Respire un grand coup et répète-toi : « cela ne me regarde pas ».

A chacun ses choix. A chacun sa vie. A chacun sa merde.

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