Les points sur les t et les barres sur les i

Publié le par Julie S.

Les points sur les t et les barres sur les i

J'ai voulu ce texte afin de rendre à César ce qui appartient à César...
Le noël dernier, celui de 2019, j'ai eu 2 des plus beaux cadeaux que je n'ai jamais eus. Vous savez, un de ces cadeaux qui nous fait pleurer tellement il signifie pour nous. Un de ces cadeaux dont on ne s'attendait pas. Un de ces cadeaux dont on n'a pas assez de toute une vie pour remercier celui qui en est l'auteur.

Depuis ce jour, j'ai l'envie de remercier ceux à qui je ne dis pas assez ces 5 lettres. Ceux qui sont tellement une évidence, que notre comportement est devenu, en quelque sorte, un automatisme dénué de tout effort et de règle de savoir-vivre. Ils sont là. Ils l'ont presque toujours été. Ils le seront encore longtemps et leur présence est un tampon à l'encre indélébile dans notre vie.

Ce sont ces personnes qui, par des actes, sans charabia inutile, sans brasser de l'air, nous montrent qu'ils nous connaissent. Nous montrent qu'ils nous aiment.

 

Il y a d'abord mes parents, bien évidemment. Ils partagent mes textes. Me disent leur fierté. Me soutiennent. Me comprennent. Me conseillent. Ils écoutent et, sans jamais imposer quoique ce soit, me disent leur façon d'appréhender les choses. Je prends, je garde, ça me regarde. Mais ils sont là. Quoique je choisisse. Je sais que j'ai de la chance. J'ai des parents présents. Non envahissants. Attentifs. Généreux. De très bons conseils. J'en vois d'autres qui décident. Qui critiquent. Qui manipulent. Les miens sont critiqués car jalousés. Je n'entends pas ces foutaises, et, pire, cela renforce ma conviction d'avoir les meilleurs parents du monde.

Ensuite, il y a ma sœur, Justine, et son mari Jose. Elle m'a toujours, par ses actions, montré qu'elle croyait en moi. En mes capacités. Dans bien des domaines. Elle fait circuler, sans me demander mon aval, mon CV en Espagne, en criant sur tous les toits que je serai parfaite pour tel ou tel job. Elle utilise mes textes dans ses cours face à ses étudiants espagnols. Elle me fait relire sa thèse et me demande de lui commenter tout ce qui me semble nécessaire. Elle poursuit la mise en avant de mon goût pour l'écriture en créant, pour mes 30 ans, un magazine à mon effigie qui relate plusieurs de mes textes. Et elle le distribue à toute la famille. Et pour noël dernier, elle et son mari m'ont encore prouvé qu'ils croyaient en ma réussite en mettent en ligne un livre regroupant une 15aine de mes premiers textes. Oui, on peut l'acheter, via cette adresse : https://www.amazon.fr/P0urqu0i-pas-maintenant-tranchant-quotidienne/dp/1709696761/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=julie+sebban&qid=1592405080&sr=8-1.

Il y a aussi mon autre sœur, Anne-Sophie, et son mari Damien. Elle donnerait sa chemise, notamment pour mes gosses, je le sais. Touchez à ses neveux, et elle rugit. J'en ai fait l'expérience lors de la fête du carnaval de l'école... Son mari est le premier à proposer son aide pour un tableau à accrocher ou un meuble à monter. Elle est fière de nous, nous présente à tout le monde et nous voudrait juste à côté d'elle. On peut arriver chez eux à 11h du matin, puis passer toute la journée, sans que cela soit prévu. Il y aura toujours quelque chose pour nous dans leurs placards. Une invitation avec un pigeon voyageur n'est pas nécessaire. À noël, ils m'ont montré comme ils me connaissaient, Anne-Sophie en ayant l'idée, Damien en la réalisant. Il a peint chacun de mes enfants. Quand j'ai ouvert le premier paquet, j'ai pleuré d'émotion. C'était tellement magnifique.

Il y a ensuite mon frère, Mathieu et sa femme, Annaël. Mon frère fait parti de ces petits frères qui se comportent comme un grand frère. Déjà petit, à à peine 12 ans, il me réprimandait sur mes tenues. Il me disait qu'il voulait une femme qui le fasse rire, comme moi. À 15 ans, il prenait mes amis à part, en leurs demandant qu'elles étaient leurs intentions envers moi. À 20 ans, il était le premier sur les lieux pour m'aider dans un déménagement que je faisais seule. Il faisait 40km le matin pour venir me chercher chez moi, m'emmener à mon boulot, puis venait me récupérer car ma voiture était tombée en rade, et qu'il avait besoin de la sienne. À 25 ans, il est aux petits soins quand j'attends mes jumeaux. Annaël est là. Par ses messages. Par ses mots. Quand je vis une situation difficile, elle me regarde et me dit simplement « je vais te prendre dans mes bras ». Sans un mot. Seulement pour le réconfort. Pour me montrer qu'elle comprend, que je ne suis pas seule.

 

Mes beaux-frères et ma belle sœur font partie de moi. Comme le font mes parents et mes frères et sœurs. Ils sont une vraie valeur ajoutée à notre famille de départ. Ils la rendent encore plus belle. Chacun d'eux m'a fait aimer un peu plus mes sœurs et mon frère. Car ils les rendent heureux. Ils les ont fait se découvrir totalement. Et, grâce à eux, ils sont maintenant la meilleure version d'eux-mêmes. Je n'imagine pas une seconde ma vie sans eux. Ils forment tous un tout. Un ensemble. Je les vois par paire, et plus séparément. Je pense Annaël et Mathieu, Justine et Jose, Anne-Sophie et Damien. Ils sont devenus mes frères et ma sœur.

 

Et pour terminer, je garde le meilleur pour la fin. Il y a mon mari, Michaël. Lui qui a su mettre du soleil dans mon quotidien. Lui qui a su me faire oublier mes vieux démons. Lui qui croit en moi, qui me pousse, me soutient. Lui sans qui rien ne serait beau. Chaque jour qui passe, il me montre combien il m'aime. Par ses mots, et par ses actes. Il ne comprend pas que tout le monde ne me regarde pas avec ses yeux à lui. Tout le monde est aveugle ! Il ne saisit pas pourquoi toutes nos connaissances ne sont pas passionnées par mon site et mes textes. Il trouve mes talents culinaires exceptionnels. Il est persuadé que je serai ultra populaire si je participais à un jeu comme Khô-Lanta (non, non, vous ne me verrez JAMAIS là-bas ! Me montrer en maillot de bain à la France entière, grand Dieu jamais!). Il me voit comme la meilleure des mamans. Dans ses yeux, je suis belle. Il est convaincu que, à chaque coin de rue, un potentiel prétendant attend que je succombe à la tentation. Il me comprend. Nous ne faisons qu'un dans l'ensemble de nos choix. Nos choix pour notre couple. Nos choix pour nos enfants. Nos choix pour notre famille. Il me parle de tout. La réciproque est aussi vraie. Cela ne lui viendrait même pas à l'esprit de prendre une décision, aussi minime soit-elle sans m'en parler. Car depuis maintenant presque 8 ans, surtout depuis nos enfants, et jusqu'à la fin de notre vie, nous sommes un tout. Et nous pourrions tout quitter l'un pour l'autre.

 

À vous tous, je dis merci. Merci d'être comme vous êtes. J'ai souvent l'impression de ne pas être assez. Assez présente. Assez démonstrative. Assez aimante. Pourtant chaque parcelle de mon être mesure la chance que j'ai d'avoir des personnes aussi merveilleuses dans ma vie. Je vous aime.
Et à toi qui critiques notre tribu, comme j'ai pu l'entendre, toi qui véhicules des informations erronées, toi qui ne comprends rien, je répondrai simplement que je te plains. Car pour croire ou imaginer des choses sans fondement aucun, c'est que ta vie ne doit pas être remplie de beaucoup d'amour et de compréhension. Mais de beaucoup de jalousie.

Et merci à toi qui me lis. Que je te connaisse ou pas, merci d'être là

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Annael 18/06/2020 08:46

Toujours aussi beau tes textes.
Merci à toi

Tita 17/06/2020 20:44

Oooh c'est beau. Sniiif.
Merci à toi.

Julie S. 14/08/2020 17:30

Merci à vous ;)

Mic 17/06/2020 18:28

Un mot, MERCI à toi mon amour d'être comme tu es! Magnifique texte une fois de plus, PPF PTLV