Promis, après, on s’arrête

Publié le par Julie S.

Promis, après, on s’arrête

Il était une fois, nous. Un homme, une femme, qui se rencontrent et eurent une multitude d’enfants. C’est comme ça que pourrait commencer notre histoire.

Il y a moi. Qui sort d’une relation dite toxique. Qui a revu ses exigences à la hausse. Qui pense qu’elle finira toute seule. Qui a une estime d’elle-même pas bien haute. Mais qui sait ce qu’elle veut. Enfin, surtout ce qu’elle ne veut plus.
Il y a lui. Qui profite de son récent célibat. Qui garde le contact malgré tout avec cette ex manipulatrice. Qui ne recherche rien de précis. Qui ne s’attend à pas grand-chose, simplement ne pas se prendre la tête.

Et puis un jour, bam, c’est la rencontre. Les jours filent et les sentiments naissent. On profite. A fond. Les restos, les voyages, les grasses mat, les films. Très vite, on se parle de nos envies, de notre façon de voir la vie, de nos idéaux concernant l’éducation. Tout concorde. Il veut 4 enfants, j’en veux 3 au moins. Il les veut d’âges rapprochés. Moi aussi. Il base l’éducation sur le respect, la parole et l’affection. Il en va de même pour moi. Il veut profiter de tout avec ses enfants et sa moitié. Idem. En gros, son rêve c’est une famille nombreuse et unie. On est fait pour s’entendre.

On décide un jour que le moment est venu. On part en voyage de rêve aux USA, New-York et Chicago, on ne se protège plus et on rentre en France la tête pleine de souvenirs et le ventre habité par 2 futures merveilles. A peine 1 an et demi après, on en veut encore plus. Et on lance le 3ème.

C’est à ce moment-là que les remarques ont fusé. Les regards désolés. Les mots compatissants. Les interrogations sur notre choix. Mais, comme l’indiquent si bien ces quelques mots, nos choix sont nos choix. Nous ne sommes pas totalement idiots, et nous réfléchissons avant de prendre une décision. Surtout lorsqu’elle concerne la vie de nos enfants ou futurs.

Et donc, après notre premier voyage à 4, en Corse, nous revenons à 4 et 1/9ème.

Et nous estimons, après 2 ans de vie à 5, qu’il est grand temps de lancer notre projet de LA famille nombreuse. Celle dont nous rêvions. Celle dont on a envie. Celle avec 4 enfants. Nous voilà alors aujourd’hui à quelques semaines de concrétiser ce rêve. Car oui, Mesdames et Messieurs, ceci est bien notre rêve. Ce n’est pas une lubie. Ce n’est pas une folie. Ce n’est pas de l’inconscience. Non. Ce projet-là nous appartient. Nous regarde. Ne concerne que nous. Et nous ne demandons l’avis de personne. Vous pouvez ranger vos remarques, vos regards affolés, vos soupirs de fatigue… Pas d’inquiétude, nos mioches, nous les gardons. Nous ne vous les imposerons pas. Arriver à 6, ça peut faire peur. Et nous savons que nous faisons peur.

Evidemment, nous mesurons totalement notre chance. Nous sommes parfaitement conscients que nous allons avoir ce que nous avions toujours souhaité. Et en cela nous sommes ultra favorisés. C’est sûr que nous avons eu notre lot de « déconvenues » pour arriver à cela. Mais, au final, nous ne retenons que le positif. Et le positif, c’est nous 6.

Si vous entendez derrière vous un troupeau arriver, des sabots fouler le plancher, le sol trembler ; si vous avez cette impression qu’on va vous aspirer, qu’on piétine votre espace vital, qu’on va tout démolir ; méfiez-vous, c’est que nous ne sommes pas loin. Et prenez garde, le bonheur est contagieux.

Commenter cet article

Mic 19/10/2020 09:36

Quel régal de pouvoir te lire, nous voilà à 6! Le fameux chiffre autorisé en ces temps COVID. Merci pour ces bouffées d'oxygène que sont tes textes toujours aussi délicieux.